La prime à la conversion version 2018 vise à accélérer le sortie du parc des véhicules essence et diesel les plus polluants. Le gouvernement vise 100.000 voitures sur un an. Pour y parvenir, l'exécutif cible notamment les ménages non imposables dans le projet de loi de finances 2018.

En effet, ceux-ci pourront bénéficier d'une prime de 2000 euros (contre 1000 auparavant) s'ils se séparent de leur voiture diesel immatriculée pour la première fois avant 2006 ou essence avant 1997 et achètent un véhicule thermique neuf ou d'occasion plus récent (vignette Crit'Air 1 et 2). Concrètement, la prime peut représenter plus de 50% du coût d'achat d'un véhicule d'occasion, explique le dossier de presse du ministère.



 
Désormais, les ménages imposables ayant un véhicule ancien (diesel immatriculé pour la première fois avant 2006 ou essence avant 1997) bénéficieront aussi d'une prime de conversion (1000 euros).
 
La prime à la conversion version 2018 porte également sur les deux et trois-roues motorisés et quadricycles électriques neufs achetés. Les ménages percevront une surprime de 1000 euros, les autres 100 euros (dans la limite de 27% du prix  du véhicule).
 
En revanche, le gouvernement a prévu de baisser, en 2018, la prime pour l'achat d'un véhicule électrique neuf associé à la mise au rebut d'un vieux véhicule de 4.000 à 2.500 euros. Le bonus écologique de 6.000 euros est maintenu en abaissant notamment le seuil de déclenchement du malus (120g/CO2 contre 127g/CO2). Idem pour l'achat d'un véhicule hybride rechargeable essence neuf : la prime passe de 2.500 à 1.000 euros sans conditions de ressources.

F.G.