"Nous déposerons le préavis demain (le 3 octobre)", a précisé M. Aubert. La dénonciation "des ordonnances et de la hausse de la CSG" seront les deux mots d'ordre principaux du syndicat à cette journée pour laquelle Sud-rail (troisième syndicat) enjoint également les cheminots à cesser le travail et faire "converger" les luttes "pour faire plier le gouvernement".

Cette journée coïncidera avec la mobilisation des fonctionnaires contre une série de mesures les concernant (suppressions de postes, gel du point d'indice...).

De son côté, l'Unsa-ferroviaire (deuxième) a confirmé, le 2 octobre 2017, un "appel à la mobilisation" afin "de renforcer les rangs des manifestations organisées en région et à Paris le mardi 10 octobre", mais sans mot d'ordre de grève.

L'Unsa fustige dans un communiqué "une véritable déferlante qui s'abat sur les salariés en général et les cheminots(e)s en particulier". Le syndicat réformiste pointe à la fois la réforme du travail, l'augmentation prévue de la CSG et divers sujets d'inquiétudes spécifiques aux cheminots : régime spécial de retraite, "privatisation latente de SNCF", ouverture à la concurrence et "restructurations permanentes".

Les syndicats de la SNCF se sont réunis la semaine dernière pour évoquer une éventuelle mobilisation commune le 10. Mais la CGT-cheminots (premier syndicat) n'a pas encore pris position sur cette journée, alors qu'elle avait appelé à la grève les 12 et 21 septembre contre les ordonnances, comme Sud-rail.

Selon les autres syndicats, elle "attend le positionnement de la confédération" CGT.

AFP