Un service de transport à la demande (TAD) opéré avec un véhicule autonome sur route ouverte est une première européenne. Le démarrage de cette expérimentation a été officiellement acté, le 2 octobre 2017, pour une durée de deux ans. Les premiers tests techniques démarrent au mois de décembre 2017 à Rouen pour une ouverture du service de TAD au public au printemps 2018.
 
Le projet baptisé "Rouen Normandy Autonomous Lab" a été initié par le groupe Transdev et rassemble plusieurs acteurs publics et privés – la métropole Rouen Normandie, la région Normandie, Renault, la Caisse des Dépôts et le Groupe Matmut notamment. Le projet représente un investissement de 11 millions d'euros financés à 60% par le privé.

 

 
Il s'agit dans un premier temps de faire rouler quatre véhicules électriques ZOE équipés des technologies Renault et celles de Transdev (développées en partenariat avec Delphi, Esigelec et d'autres acteurs normands). A ces quatre citadines, s'ajoutera une navette autonome équipée des technologies Transdev, précise le groupe dans un communiqué.
 
Les véhicules autonomes effectueront trois boucles au Technopole du Madrillet totalisant 10 kilomètres. Concrètement, les utilisateurs pourront appeler un véhicule en temps réel, depuis l’application mobile dédiée, à partir d’un des 17 points d’arrêt prévus sur le parcours.

Des contraintes juridiques qui restent à lever

Dans un premier temps, les tests porteront sur des véhicules avec la présence d'un conducteur pouvant intervenir en cas de nécessité, puis sur des véhicules ne requérant plus aucune intervention humaine lorsque les solutions techniques auront été éprouvées et les contraintes juridiques levée, précise le communiqué de Transdev.
 
Le groupe, qui opére le réseau Astuce de Rouen, apporte son expertise d’opération de transports publics (exploitation, management de la flotte, relation client) et de transport autonome (dispatch, flotte-contrôle-commande et intelligence embarquée), tandis que le groupe Renault apporte son savoir-faire en matière de véhicules électriques, de conduite autonome et de technologies de véhicules connectés.

Un terrain d'améliorations
 
Les partenaires comptent sur cette expérimentation pour notamment améliorer les technologies de communication de véhicule autonome à véhicule autonome et de véhicule autonome vers les infrastructures, notamment les équipements de bord de route.
Il s'agira également d’éprouver les technologies de gestion de la flotte, c’est-à-dire la supervision en temps réel des véhicules, ainsi que leur maintenance, mais aussi ed’analyser et d’améliorer de façon continue l’expérience des utilisateurs.  
 
Pour la métropole de Rouen et la région Normandie, ce projet constitue une première étape vers la constitution d’un cluster industriel de pointe en matière de mobilité du futur.
 
F.G