"Nous sommes un pays du rugby. Le pack est là. Il va jouer pour marquer l'essai", a lancé la présidente socialiste en ouverture de cette journée "LGV Occitanie, oui! sur toutes les lignes", à laquelle quelque 700 personnes ont assisté, selon les organisateurs. La majorité des élus des grandes collectivités territoriales étaient présents, notamment le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc. L'enjeu ? Mettre Toulouse à trois heures et dix minutes de Paris, au lieu de quatre heures et vingt minutes actuellement.

Les investissements nécessaires pour ces lignes LGV se montent, selon Mme Delga, à 12 ou 13 milliards d'euros. Pour financer cette LGV en Occitanie, un groupe de travail est en place. "Nous disons : nous avons des solutions à apporter pour les financements. Nous ne sommes pas des cigales. Nous sommes des gens responsables", a précisé Carole Delga, lors d'un point presse.
 
Une région oubliée
 
"Toutes les régions bénéficient de la LGV sauf nous", a dénoncé Carole Delga. "On est la seule région qui n'a pas d'infrastructures de transport dignes du 21e siècle mais on nous explique qu'on ferait des dérogations pour le Lyon-Turin... C'est vraiment irrespectueux et méprisant" pour la quatrième métropole de France, qui connaît la plus grande progression démographique du pays.

En Occitanie, "il y a 5 millions d'habitants qui sont à plus de quatre heures de Paris, c'est-à-dire que vous avez 5 millions de Français qui n'ont pas le même traitement que les 55 autres millions", a-t-elle déploré, évoquant un "sentiment d'injustice".

Or, pour financer le Grand Paris Express, l'État donne "25 milliards pour 10 millions d'habitants, nous on en demande la moitié pour 5 millions d'habitants", a ajouté l'ancienne ministre de François Hollande, estimant que ce serait "un non-sens" de ne pas aller au bout du projet. D'autant que c'est le tronçon Bordeaux-Toulouse qui pèse le plus dans l'équilibre financier de la LGV.
 
Un projet de portée européenne

"La LGV ce n'est pas seulement un problème franco-français, c'est aussi un problème européen", a souligné le président de la métropole de Montpellier, le DVG Philippe Saurel, en référence au "triangle d'or Montpellier, Toulouse, Barcelone".
 
Carole Delga a également reçu le soutien du président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset et de son vice-président chargé des transports, Renaud Lagrave. Présent lors de cette journée de mobilisation citoyenne pour les transports, ce dernier a rappelé "le soutien politique et financier de l'Union européenne à ce projet, segment clé du Corridor Atlantique du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T)".
 
Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 29 novembre à Perpignan.
 
F.G. (avec AFP)