L'Unsa et la CFDT, respectivement deuxième et quatrième syndicats, ont décidé de ne pas suivre cet appel à la grève, tandis que Sud-rail, troisième, refuse de "s'engager à l'aveuglette", et ne prendra officiellement position que vendredi, le jugeant un peu trop "fourre-tout".

Sud-rail avait participé aux mobilisations des 12 et 21 septembre contre les ordonnances, et du 10 octobre en solidarité avec les fonctionnaires, mais déplore la manque de concertation entourant l'initiative de la CGT. "Cela ne participe pas à la convergence à laquelle on travaille depuis plus d'un mois mais à une dispersion des forces", a expliqué à l'AFP Erik Meyer.

L'Unsa se dit prête, pour sa part, à "discuter" d'une démarche commune ultérieure à condition de recentrer les revendications sur les problématiques propres au groupe public ferroviaire. L'Unsa avait appelé les cheminots à faire grève le 21, et à se mobiliser le 10, sans toutefois déposer de préavis de grève.

Enfin, la CFDT-cheminots (quatrième) ne s'inscrira pas non plus dans un mouvement le 19 octobre, a précisé son représentant Didier Aubert. Elle avait appelé à la grève le 10 octobre mais n'a pas participé à la dernière intersyndicale de cheminots. 

Lundi, les confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, Unsa, FSU) et organisations de jeunesse ont échoué à arrêter une riposte unitaire aux réformes du gouvernement. 

Sans attendre leur prochain rendez-vous le 24 octobre, la CGT avait dans la foulée annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 19 octobre. 

AFP