Après la fin du diesel programmée pour 2024, la mairie de Paris annonce la fin des véhicules essence dans la capitale en 2030. Cependant, la Ville précise, dans un communiqué, que "cet objectif n'est en aucun cas formulé (...) comme une interdiction à horizon 2030, mais bien comme une trajectoire qui semble à la fois crédible et soutenable".
 
Cette proposition sera débattue au mois de novembre en conseil de Paris dans le cadre de l'élaboration de son nouveau plan climat air énergie territorial. "Il s'agit d'une stratégie qui vise à définir une ville neutre en carbone à moyen et long terme", a expliqué à la télévision franceinfo Christophe Najdovski, maire adjoint chargé des Transports à Paris.
 
"C'est tout à fait faisable, un certain nombre de constructeurs automobiles ont annoncé la fin du diesel et se tournent résolument vers des motorisations électriques", a-t-il assuré. Pour atteindre cet objectif en 2030, la mairie de Paris "compte sur le développement des alternatives et le renforcement des aides financières incitant les particuliers et les professionnels à acheter des véhicules propres".

La capitale souligne que "ce cap tient compte de façon pragmatique de l'évolution de plus en plus rapide du secteur des transports ces derniers années". Et de citer le développement du marché des véhicules électriques, le renforcement de l'offre de transport en commun, notamment en grande couronne avec l'arrivée du Grand Paris Express. Enfin, la part du vélo et plus généralement des mobilités douces "progresse considérablement".

Anne Hidalgo devancerait ainsi l'objectif du gouvernement français qui a annoncé en juillet la fin des ventes des véhicules essence et diesel pour 2040. "Si l'on veut qu'il soit atteint, cela implique que la sortie du diesel et de l'essence intervienne plusieurs années avant en zone urbaine, et en particulier dans les grandes villes", précise la mairie de Paris dans son communiqué.
 
F.G. (avec AFP)

 
La FNTV satisfaite sur le diesel

La Fédération se félicite que la fin des moteurs diesel à Paris soit décalée de 2020 à 2024. Celle-ci constate, dans un communiqué, qu'elle a fini par être entendue après trois années de bras de fer avec la Mairie de Paris. La fédération souligne que "l'objectif d'interdire la circulation des autocars diesel en 2020 était purement irréaliste".

La FNTV s'engage ainsi à reprendre le dialogue avec la mairie de Paris "pour accompagner cet objectif très ambitieux de 2024, sous réserve que les constructeurs déploient une offre alternative rapidement et économiquement soutenable pour les entreprises".
"Quelle que soit la technologie des nouveaux véhicules, une accélération de la mise en place des réseaux d'avitaillement s'avère indispensable", souligne la Fédération.

La FNTV demande donc à être reçue par la Mairie de Paris, avant la délibération du Conseil de Paris de novembre 2017, afin d'évoquer les modalités de mise en œuvre du calendrier d'interdiction des autocars diesel.

F.G.