Une "ligne" de covoiturage entre Salon-de-Provence et Sénas est testée pendant un an à partir du 13 octobre 2017. L'objectif ? Valider la pertinence d'un service de covoiturage de proximité entre les deux communes distantes de 12 kilomètres environ avec 90% des emplois concentrés à Salon-de-Provence. Cette expérimentation fera l'objet d'une évaluation en octobre 2018.
 
Les deux maires, Nicolas Isnard (Salon-de-Provence) et Philippe Ginoux (Sénas) misent sur ce service en complémentarité des transports publics : "Nous souhaitions dépasser l'amplitude actuelle de 13 heures, renforcer la fréquence tout en apportant un transport dont la capacité sera adaptée au nombre d'usagers".
 
Intégré aux appels d'offres
 
CarPostal France et ecov ont signé une convention de partenariat en mai 2017. Les deux acteurs inaugurent leur collaboration avec le lancement du service Covoit'ici entre Salon-de-Provence et Sénas. 
 
Un partenariat d'une durée de deux ans qui permettra à CarPostal d'intégrer le service Covoit'ici dans ses réponses à des appels d'offres. En outre, les collectivités déjà partenaires de CarPostal France pourront lancer des expérimentations dans le cadre des délégations de  service public (DSP).
 
De l'auto-stop 2.0
 
Comme sur les autres territoires, le service Covoit'ici est matérialisé par des stations. Elles sont couplées aux arrêts de bus Théâtre et Gabriel Péri. Le passager renseigne, à la borne, sa demande de trajet qui s'affiche sur un panneau lumineux situé en bord de route pour être visible des automobilistes. Un espace est matérialisé sur la voirie pour faciliter l'arrêt des véhicules.
 
Lors de la mise en relation, le covoituré remet son ticket récupéré à la borne à l'automobiliste qui lui permet d'être rémunéré. "Le coût devait être comparable à un ticket de bus", expliquent les deux élus. Ainsi, le trajet revient à 0,90 euro pour le covoituré, et le covoitureur empoche 1 euro.

Une appli mobile Covoit'ici permet également de réaliser certaines tâches et notamment d'activer le suivi géolocalisé pour se déplacer en toute sécurité.
 
F.G.
 
 
La SNCF encourage le covoiturage en zone rurale
 
La SNCF et la fédération ECOSYST’M ont signé, le 11 octobre 2017, une convention pour favoriser le covoiturage en zone rurale. Les deux partenaires entendent ainsi faciliter la mobilité de bout en bout des clients en amont et en aval des lignes TER en complément des offres fer et car existantes.
 
ECOSYST’M s'appuiera sur la plate-forme de covoiturage iDVROOM, filiale de la SNCF, pour mettre en relation les conducteurs et les passagers. La fédération aura également à disposition les supports d'information développés par SNCF (appli SNCF, sites TER...) pour aider les clients dans l'organisation de leurs déplacements : choix des modes complémentaires au train (vélo, bus, taxi...), prix, horaires du parcours de bout en bout...
 
Après deux années d’expérimentation en Nouvelle Aquitaine, à Ayen en Corrèze, ce système de mobilité partagé a été étendu en 2016 à sept communes voisines. Un test qui a encouragé la SNCF et la fédération ECOSYST’M à étendre leur collaboration au plan national et à favoriser, à plus grande échelle, des dispositifs de mobilité partagée avec des collectivités et des associations.