Les organisations CFDT, CGT, FO, Unsa, CFTC et CFE-CGC ont regretté, à l'issue d'une dernière séance de négociation sur la sécurisation des parcours professionnels, que l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) "soit restée sourde à la plate-forme revendicative unitaire".

La réunion de 16 octobre 2017 "s'est terminée sur un constat d'échec", il n'y a eu qu'une "une petite avancée sur le dispositif de fin de carrière", a relevé Eric Hugon de la CFDT.

Les organisations syndicales réclamaient notamment la mise en place d'un dispositif de fin de carrière (un temps partiel avec une rémunération bonifiée) pour les salariésayant notamment 15 ans d'ancienneté, l'instauration de congés d'ancienneté, la revalorisation de la grille salariale conventionnelle et la création d'un 13e mois dans la branche.

"Nous appelons l'UTP à revoir ses positions afin d'ouvrir des droits conventionnels nouveaux d'un haut niveau social", ce qui permettra de "sortir de la spirale concurrentielle actuelle dont aujourd'hui les salariés paient le prix", ont-elles indiqué.

"La grève de vendredi est maintenue", ce sont déjà "127 préavis" qui ont été déposés partout en France, notamment à Grenoble, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Marseille et Lille, a indiqué à l'AFP Fernando Martins de FO.

L'appel à la grève concerne l'ensemble des entreprises de transport urbain en province, une branche de quelque 50.000 salariés (hors RATP) selon lui. Aucune nouvelle rencontre n'est prévue dans l'immédiat avec l'UTP. La prochaine séance de négociation sur les salaires a été fixée au 14 février prochain.

"C'est une conception archaïque du dialogue social et ce n'est pas un signe d'ouverture pour tenter d'éviter la situation conflictuelle", alors que "cela fera trois ans que les salaires conventionnels de la branche n'ont pas connu d'évolution", ont regretté les syndicats.

AFP