Près de 10.000 résidents de la MEL ont bénéficié de l'aide à l'achat d'un vélo. Le montant moyen de la subvention versée s'élève à 135 euros, soit un investissement de 1,35 million pour la métropole et un chiffre d'affaires global de 6,5 millions (dont 95% sur le territoire métropolitain).
 
L'aide mise en place le 1er avril 2017 s'est arrêtée le 30 septembre. "Victime" de son succès, la MEL avait dû voter, au mois de juin, une enveloppe supplémentaire portant le montant total à 700.000 euros correspondant alors à 5.000 demandes environ... Or, la MEL (90 communes, 1,2 million d'habitants) a reçu 55 demandes d'aide à l'achat par jour.
 
Les bénéficiaires se sont engagés, via une charte, à utiliser leur vélo dans leurs déplacements quotidiens. Le montant de l'aide était fixée à 25% du prix d'achat TTC du vélo neuf, avec un plafond de 150 euros pour un vélo classique (77% des demandes) et de 300 euros pour un vélo à assistance électrique (VAE).
 
S'agissant des vendeurs, 65% des achats ont été réalisés dans des chaînes de magasin de sport ; 28,5% auprès de commerçants indépendants ; 6% dans les grandes surfaces et moins de 0,5% en ligne.

Des aménagements cyclables prévus
 
Cette aide à l'achat d'un vélo s'inscrit dans le cadre du plan vélo voté par le MEL en décembre 2016. Ce plan prévoit la création de 100 kilomètres d'aménagements cyclables supplémentaires et la levée d'une vingtaine de "points durs" (carrefours, ronds-points, ponts dangereux) sur les trois prochaines années. Des aménagements qui nécessiteront un investissement de 30 millions d'euros.
 
"Cette aide, couplée aux aménagements cyclables en cours de réalisation sur le territoire, accélère le changement de comportement des métropolitains. Ils prennent aujourd’hui conscience que, pour les trajets courts, il vaut mieux privilégier le vélo. En plus d'être économique, écologiqe et bénéfique pour la santé, c'est un mode de transport plus rapide", déclare Anne Voituriez, vice-présidente en charge des modes doux à la MEL.
 
L'enquête déplacements menée sur la Métropole en 2016 avait montré que les trajets de moins de 5 kilomètres représentent 70% des trajets réalisés par les habitants de la Métropole.

F.G