C'était la troisième réunion du comité de suivi national des engagements pris pour le maintien du site industriel de Belfort depuis l'annonce du plan de sauvetage en octobre 2016, mais la première pour le nouvel exécutif. "Les majorités passent, mais les engagements restent", a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, se plaçant dans la continuité du plan décidé par le précédent gouvernement.

"Nous investissons dans le développement des motrices du TGV du futur ainsi que dans notre plateforme de locomotives Prima H4, tout en poursuivant notre effort commercial en France et à l’international. En parallèle, nous continuons à développer le site de Belfort en tant que centre européen de référence pour la maintenance des locomotives, et à construire l’avenir du site par la diversification de ses activités", résume le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, dans un communiqué commun avec le ministère de l'Économie et celui des Transports.

Dans le cadre du développement du TGV2020, les différents acteurs indiquent, dans leur communiqué, que plus de 60 personnes des départements Engineering et Industrialisation travaillent à la définition des spécifications de la nouvelle génération de motrices TGV.
 
En outre, plus de 100 personnes des départements Etudes et Industrialisation sont aujourd’hui impliquées dans le développement de la nouvelle plate-forme de locomotives PRIMA H4. Bénéficiant du soutien de l’Ademe notamment à l’export "pour les marchés sur lesquels l’entreprise pourra se positionner", Alstom dit réaliser un important travail de promotion de cette nouvelle plate-forme.
 
Les engagements d’Alstom prévoient également de faire de Belfort le centre européen de référence pour la maintenance des locomotives se poursuit : l’activité Services emploie aujourd’hui 70 personnes et dispose d’une charge pour les trois prochaines années notamment grâce au contrat de maintenance patrimoniale de 30 locomotives (et non plus 23 comme annoncé initialement). De plus, l'État, les collectivités locales, SNCF Réseau et Alstom ont apporté un financement complémentaire de 852.000 euros, pour l'électrification de la voie d'essais de l'usine, actuellement en cours de réalisation.
 
Concernant la diversification du site, Alstom a engagé des programmes d’automatisation de la conduite des locomotives et autour de la pile à combustible. Enfin, le site de Belfort a investi 3 millions d'euros pour la modernisation de son outil industriel, notamment en lien avec l’industrie du futur.

F.G.

 
Alstom fournira 22 trams supplémentaires à Rabat
 
Alstom a annoncé, le 26 octobre 2017, la signature d'un marché avec STRS (Société des Transport de Rabat-Salé), portant sur la fourniture de 22 tramways Citadis destinés à circuler sur l’ensemble du réseau, incluant les nouveaux tronçons des deux lignes existantes mises en service en 2011. Le montant du contrat s’élève à environ 45 millions d’euros.
 
Les deux lignes de tramway de Rabat-Salé transportent plus de 150 millions de passagers par an. Afin de répondre au besoin croissant de mobilité, STRS a décidé d’ajouter 7 kilomètres de ligne aux 19 kilomètres existants et d’accroître son parc actuel de 44 tramways Citadis.
 
Les tramways Citadis seront conçus et fabriqués à La Rochelle, en France. D'autres sites français sont impliqués dans le projet : Le Creusot pour les bogies ; Villeurbanne pour les équipements électroniques embarqués et l’information voyageurs ; Tarbes pour les modules de puissance et les coffres disjoncteurs et Saint-Ouen pour le design. Et, en Italie, le site de Sesto fournira le système de traction.