Au total, 14.000 kilomètres parcourus en un an sans aucun incident majeur sur le parcours de 1,3 kilomètredans le quartier Confluence à Lyon. Les deux navettes en circulation ont transporté 22.000 passagers. Le service a ainsi été étendu au samedi de 10h00 à 19h30. Les navettes ont été améliorées au fil de l'eau afin d'être plus performantes, fluides et confortables (Lire notre article). De plus, 70 délégations – dont 70% provenant de l'étranger – sont venues découvrir le fonctionnement du service sur voie ouverte. Tel est le bilan un an après du service Navly lancé Navya et Keolis.

Depuis, les deux partenaires expérimentent des navettes sur
l'esplanade de la Défense. Une dizaine de projets sont à l'étude, notamment sur la métropole de Lyon, et sur des "sites propres" comme les aéroports, sites industriels, campus universitaires, centres commerciaux ou encore hôpitaux.

Des ambitions renouvelées
 
Si l'expérimentation va se poursuivre jusqu'à fin décembre 2017, les deux partenaires ont demandé au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie de pouvoir continuer jusqu'à fin 2018. L'objectif de cette deuxième phase ?  La prolongation "va nous permettre de proposer des améliorations technologiques d’un niveau supérieur comme le contournement d’obstacles fixes, l’évolution de l’architecture capteurs, et un confort de navigation optimisé", explique le président de Navya, Christophe Sapet dans le dossier de presse.
 
Navly "a été précurseur nous a permis et nous permet encore aujourd’hui d’avancer sur trois niveaux : la technologie, la législation et les usages", a précisé Christophe Sapet. Aujourd'hui, les différents acteurs de cette expérimentation travaillent main dans la main avec l'exécutif pour faire évoluer la législation. Fort de cette expérience, Keolis espère notamment un assouplissement des contraintes liées à l’exploitation pour faciliter le déploiement des navettes autonomes.

Un sujet sur la table de l'ancienne ministre et ancienne patronne de la RATP et la SNCF Anne-Marie Idrac qui, selon Le Bulletin quotidien du 25 octobre 2017, devrait être nommée par le gouvernement Haute représentante pour le développement des véhicules autonomes afin de coordonner la politique nationale, notamment sur les questions législatives, industrielles et de sécurité.

F.G.