La Fnaut ne mâche pas ses mots dans sa . L'association d'usagers met en cause le modèle économique de la SNCF qui tente, selon elle, de maîtriser ses dépenses par une baisse de l'offre et de la qualité de service. Et de dénoncer "une dérive catastrophique des coûts" de la SNCF.
 
Pour la Fnaut, "la SNCF va devoir engager une réforme profonde de sa gestion et améliorer sa performance (...) La  SNCF devra passer de la "mauvaise productivité" actuelle qui consiste à supprimer les activités les moins rentables à cause de surcoûts de production notoires à une "bonne productivité" de croissance..." Et de citer en exemple la Suisse qui est parvenue à offrir 20% de trains.km supplémentaires à surcoût nul.
 
En effet, l'association d'usagers constate les fermetures des lignes ou des ralentissements inopinés dans certaines régions, des réductions des services persistantes sur le TGV, les Intercités et les TER ou encore la fermeture de terminaux auto/train. La Fnaut pointe également des baisses de la qualité de service concernant l'information et la vente, la gestion des correspondances, mais aussi des détentes horaires excessives, des retards et des suppressions de trains....
 
L'association demande donc "un moratoire immédiat sur les fermetures de lignes et suppressions de services nationaux et régionaux de voyageurs et d'auto/train". De plus, la Fnaut demande, en application de la loi portant réforme ferroviaire, que les schémas de services de transport de voyageurs d'intérêt national soient présentés aux Parlement.

L'association d'usagers insiste : "Il est impératif de ne pas se retrouver avec les TGV devant le fait accompli comme cela a été le cas pour les Intercités avec un nombre de relations subsistantes très réduit et exploitées de façon catastrophique".
 
F.G.