Est-ce définitif ? En tout cas, Ardian et Predica, les deux actionnaires d’Indigo (ex-Vinci Park) ne vendront pas dans l'immédiat le numéro un mondial du stationnement. Selon du 20 novembre 2017, ils ont refusé de céder leurs parts au géant chinois de la sidérurgie, Shougang, lié à la municipalité de Pékin.

Selon plusieurs observateurs, ce groupe chinois, qui devait servir de lièvre dans l'opération pour faire monter les enchères, a fini par se retrouver seul dans le processus de vente. Plusieurs acteurs, qui s'intéressaient à Indigo, ont entre-temps investi dans d’autres opérateurs : le néerlandais QPark a été acheté par le fonds KKR, l'espagnol EMPark par Macquarie. 

Pour acquérir Indigo, le chinois Shougang proposait 4 milliards d'euros, bien plus que les autres. Mais il a fini par revoir sa proposition à la baisse, l'occasion pour Predica et Ardian de mettre fin à la mise en vente.

L'arrivée d'un groupe chinois n'aurait sans doute pas été perçu d'un très bon œil en France. Outre des parcs de stationnement, Indigo s'est diversifié dans les mobilités douces, et travaille ainsi avec de nombreuses collectivités. Outre le futur Vélib’, où Indigo est partenaire du consortium Smovengo, Indigo va contrôler à partir du 1er janvier 2018, les deux tiers du stationnement de surface pour le compte de la Ville de Paris.

Marc Fressoz