Une centaine de voitures étaient garées vers 9H00 le long du Palais des congrès de la porte Maillot, où la ministre des Transports, Élisabeth Borne, participait à la Journée internationale des assises de la mobilité.

Les chauffeurs étaient rassemblés dans le calme sur le côté du bâtiment, et les forces de l'ordre empêchaient toute intrusion sur le périphérique voisin. Un cortège devrait s'élancer en direction de l'aéroport de Roissy plus tard dans la journée.

"On est là pour montrer à la ministre que les chauffeurs sont présents, déterminés, et qu'ils veulent l'application de la loi" Grandguillaume, a déclaré à l'AFP Helmi Mamlouk (FO-Capa VTC), co-organisateur du rassemblement avec le SCP-VTC.

Au rassemblement parisien, une pancarte dénonçait les "mois d'impunité supplémentaires" accordés aux chauffeurs Loti. Une autre proclamait: "Au pays des VTC, la Borne est reine et Uber est roi".

Pour un tarif minimum

Helmi Mamlouk a également réclamé la création d'un tarif minimum, piste envisagée sous le quinquennat précédent, ainsi que "la fin de l'ingérence des plates-formes" dans les discussions menées sur la profession. "Quand il y a des négociations sur l'hôtellerie, on n'appelle pas Booking ou Airbnb", autres plates-formes de mise en relation, a-t-il lancé au micro.

Les plates-formes "cassent les prix, c'est eux qui font la loi et il nous arrive de tourner à perte. Il y a beaucoup de sociétés qui arrêtent. Nous demandons un minimum au kilomètre", a déclaré Yassine Bensaci (UCP-Paca) depuis Marseille, où quelques chauffeurs s'était rassemblés "par solidarité avec (les) collègues parisiens".

Les représentants des taxis et des VTC (syndicats et plateformes) seront reçus le 8 décembre par Mme Borne, selon un courrier de la ministre consulté par l'AFP, afin de réaliser notamment un "point d'étape" sur l'application de la loi Grandguillaume.

La réunion sera également l'occasion de lancer "des travaux de court et de moyen terme pour parvenir à une amélioration de la régularisation du secteur, en particulier par la discussion des questions relatives à une tarification minimum et à un encadrement du temps de conduite des chauffeurs".

F.G. (d'après AFP)