La mesure, qui a pris effet le 27 novembre 2017, vise, en cas de pic de pollution, à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants identifiés sur la base d'un dispositif, Crit’Air.

Les plus polluants ne pourront pas circuler dans le périmètre concerné par ces restrictions, c'est-à-dire le secteur de Toulouse contenu à l'intérieur de son périphérique, sauf en cas de covoiturage, a souligné Pascal Mailhos, le préfet de la Haute-Garonne et de Région, lors d'un point de presse.

Les véhicules devront arborer une vignette Crit'Air sur le pare-brise. 60.000 personnes en ont déjà fait la demande, selon le préfet. "La qualité de l'air est au centre des préoccupations des citoyens", a justifié M. Mailhos, soulignant que la pollution est responsable de 2.800 décès prématurés par an en région Occitanie.

La mesure de circulation différenciée, déjà décidée à Paris, Lille, Lyon, Grenoble et Strasbourg, sera activée au bout du troisième jour d'alerte. Son efficacité sera mesurée tout l'hiver et le dispositif pourra être adapté "si nécessaire", a dit le préfet. 

Dans un premier temps, les contrevenants ne seront pas verbalisés, a assuré le représentant de l'État, parlant d'un premier "contrôle pédagogique", avant que des amendes ne soient appliquées. 

Le dispositif de circulation différenciée viendra en complément de la mesure d'abaissement des vitesses maximales autorisées de 20 km/h sur l'ensemble des voiries du département. 

Parallèlement, la ville de Toulouse mettra en place des mesures spécifiques comme le ticket de transport en commun au tarif de 4 euros, valable toute la journée, ou la gratuité du ticket journée pour la location de vélos.

AFP