"Nous voulons démontrer que sur cette terre de rugby, nous sommes un pack", a lancé Carole Delga lors d'un point de presse au Palais des congrès de Perpignan, accompagnée notamment du maire Jean-Marc Pujol, et de la présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe.

La présidente de la région Occitanie, à l'origine d'une campagne "LGV oui" affichée notamment sur le fronton de l'hôtel de région et qui a déjà organisé plusieurs mobilisations sur le sujet, maintient la pression sur le gouvernement pour que ne soit pas enterré le projet de deux LGV entre Bordeaux et Toulouse et entre Montpellier et Perpignan.

"Nous voulons que notre Région soit reliée à Paris. (...) Nous ne pouvons pas laisser l'avantage à Bordeaux et à Marseille", a plaidé Carole Delga, jugeant indispensable "cette attractivité pour poursuivre notre développement économique""Ce n'est pas un caprice d'élu, c'est un aménagement nécessaire du territoire. 60% des Français à plus de 4 heures de Paris habitent dans la région Occitanie", a encore justifié l'élue socialiste.

De son côté, le maire de Perpignan a évoqué un véritable "problème de  connexion" à une échelle européenne: "on va plus vite de Perpignan à Madrid qu'à Paris", a ainsi expliqué Jean-Marc Pujol. Pour cet édile, "il n'y a aucune logique économique dans l'arrêt de la réalisation du sillon méditerranéen".

Carole Delga a souligné qu'elle avait rencontré le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler: "On lui a proposé un modèle économique, avec un financement qui pourrait être construit à travers une taxe que paieraient les poids-lourds en transit international. Il faut pour cela une décision de l'État".

"Nous ne sommes pas des rêveurs. Nous n'aurons pas 100% de couverture (financière, NDLR) nationale, comme cela a été le cas pour le TGV de Marseille. Mais nous voulons une équité de l'État dans l'aménagement des territoires", a insisté Mme Delga, selon laquelle "la décision de l'État sera prise en janvier" 2018.

AFP