La France est la plus large bénéficiaire de cet appel visant à moderniser le réseau ferroviaire, développer les points de recharge de carburants alternatifs et encourager la mobilité maritime propre. En effet, la Commission propose d'investir 163,5 millions d'euros dans quatre projets français.

Dans un communiqué, elle cite trois d'entre eux :
· Le déploiement du système européen de gestion du trafic ferroviaire ERTMS sur la LGV Paris-Lyon (116,9 millions) ainsi que la mise à niveau du nœud ferroviaire de Lyon (30,8 millions) ;
· L'installation de 20 points de rechargement en hydrogène et 1.000 véhicules équipés de piles à combustibles à hydrogène en région Auvergne-Rhône Alpes (10,1 millions) ;
· L'installation de 15 stations de rechargement multi-usage en France, en Italie et au Royaume-Uni. Celles-ci fourniront du gaz naturel liquéfie, du gaz naturel comprimé et du Blueeze pour le transport réfrigéré (5.5 millions).
 
Cet investissement est réalisé dans le cadre du Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe, l'instrument financier européen soutenant les infrastructures, et combine pour la toute première fois des subventions européennes avec d'autres sources de financements publics ou privés (blending). L'investissement de la Commission en France générera ainsi un financement total de 360,7 millions d'euros, selon la Commission. Les quatre projets sélectionnés porteront la contribution du MIE en Europe au transport français à 2.2 milliards.
 
Globalement, la Commission européenne propose d'investir plus d'un milliard d'euros dans 39 projets de transport en Europe. Au total, cet investissement générera un total de 4,5 milliards de financements publics et privés d'ici à 2030. La Commission souligne qu'elle tient ainsi ses engagements pris dans le cadre de son paquet mobilité du 8 novembre 2017 qui sont destinés à consolider la première place de l'Union européenne dans le domaine des véhicules propres.

F.G.