"C'était un élément fondamental d'être dans la sécurisation de notre mode de transport, de redonner envie à nos concitoyens d'utiliser les transports en commun et de lutter contre le taux de fraude qui était à 18% en 2014 et qui a été ramené à 13% l'année dernière", a déclaré Damien Castelain(SE), président de la Métropole européenne de Lille.

Le 30 novembre au matin, les premiers portillons ont été inaugurés à la station de la gare Lille-Europe par Damien Castelain et par Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics et également vice-président de la MEL en charge de la sécurité et contrôle d'accès dans les transports publics.

"Nous avons un objectif fixé dans le cahier des charges et imposé à notre futur délégataire d'être à 5% de fraude en 2024", a noté Damein Castelain, soulignant qu'un point de fraude représentait un manque à gagner annuel de recettes de 800.000 euros.

Les portillons seront installés dans six autres stations en 2018 tandis que les 60 du réseau devraient elles en être pourvues d'ici 2020, pour un coût global de 60 millions d'euros, selon Damien Castelain.

"A Bruxelles, qui est également un très gros réseau, ils mettent aussi un contrôle d'accès", a souligné Gérald Darmanin. "C'est un projet que j'ai lancé sous l'autorité du président Castelain car quand la fraude atteint pratiquement 20% le prix du billet doit augmenter ou il doit y avoir plus de contribution public à ce transport".

Le métro de la métropole de Lille, l'un des plus importants de France avec 45 kilomètres de lignes, dessert Roubaix, Tourcoing ou encore Villeneuve-d'Ascq. Il a été mis en service en 1983 et a été l'un des premiers au monde à être automatisé.

AFP