Le constructeur automobile américain General Motors (GM) espère lancer une flotte de taxis autonomes, au nez et à la barbe de la concurrence. "Si nous poursuivons à notre rythme actuel (...), nous serons prêts à déployer cette technologie à grande échelle dans les environnements les plus complexes en 2019", a expliqué le président de GM, Dan Ammann, lors d'une conférence téléphonique avec des investisseurs à San Francisco, le 30 novembre 2017.
 
Google et Navya dans la course

Si GM atteignait cet objectif, cela placerait le constructeur devant la concurrence, notamment Waymo, la filiale d'Alphabet (maison mère de Google), qui a débuté des essais de voitures sans chauffeur à petite échelle. Au niveau français, la start-up Navya espère être la première à proposer fin 2018 un taxi autonome commercialisable.

"GM estime qu'être le premier est capital. Toutefois, on pourrait rétorquer que Waymo est celui qui a le plus d'avance, car il a déjà lancé des taxis autonomes à Phoenix", dans l'Arizona, relève Joseph Spak, analyste chez RBC Capital Markets.

De façon générale, les groupes automobiles et entreprises technologiques, qui se sont lancés dans une véritable course de vitesse, promettent de mettre des voitures autonomes sur les routes entre 2019 et 2022.
 
Un changement de paradigme

Pour GM, les voitures autonomes électriques constituent une "plate-forme" qui changera le rapport à la possession d'un véhicule : plutôt que de vendre des voitures à 30.000 dollars, le pari, c'est que les véhicules autonomes serviront à des services d'autopartage, de covoiturage ou de taxis, générant ainsi "plusieurs centaines de milliers de dollars", selon Dan Ammann.

Pour Joseph Spak, l'objectif de GM est ambitieux. Le taxi autonome "est une vraie opportunité et représente pour GM potentiellement un changement de paradigme", écrit-il dans une note. "GM estime qu'être le premier est capital. Toutefois, on pourrait rétorquer que Waymo est celui qui a le plus d'avance, car il a déjà lancé des taxis autonomes à Phoenix", dans l'Arizona, relève-t-il.

Qui gagnera la course des robots-taxis ? En tout cas, la directrice générale de GM depuis 2014, Mary Barra, prédit un futur radieux. Elle croit en "un avenir sans accidents, sans émissions (polluantes) et sans embouteillages".

MF avec AFP