La Nouvelle-Aquitaine constate, dans un communiqué, que "la SNCF modifie la desserte TGV dès décembre 2017 six mois seulement après la mise en service de la LGV Océane, sans retour d’expérience partagé et concerté avec les collectivités territoriales". La Région déplore au passage l'absence l’absence de données publiques détaillées sur le trafic TGV qui rendent aujourd’hui difficile le travail d’amélioration concerté des dessertes.
 
Or celle-ci considère que cette décision unilatérale de la SNCF va à l'encontre des "dispositions prises collégialement et conventionnellement par l’État et les collectivités territoriales, visant la mise en œuvre d’un comité de suivi des dessertes en charge de ce travail de concertation".

Des horaires des TER calqués sur ceux des TGV
 
De plus, la Nouvelle-Aquitaine avait travaillé à optimiser au mieux les horaires des TER autour des nœuds ferroviaires d’Angoulême, Bordeaux et Poitiers permettant de diffuser l’effet structurant de la LGV au plus près des territoires.
 
La Nouvelle-Aquitaine rappelle que "la complémentarité des TGV avec les transports régionaux et l’exigence de dessertes compétitives pour nos territoires, sont des priorités impondérables pour maximiser l’usage des transports du quotidien, élevés au rang de priorité gouvernementale".

L'autorité de tutelle de la SNCF interpelée
 
C'est pourquoi la Région réclame un moratoire sur la modification des dessertes TGV pour revenir au plan de transport initial. Elle demande également que "l’État honore ses engagements de garantie d’une desserte équilibrée des territoires par la grande vitesse ferroviaire".
 
Enfin, la région Nouvelle-Aquitaine rappelle l'effort financier consenti par les collectivités et la convention de desserte signée avec l’État, autorité de tutelle de SNCF afin de garantir une bonne desserte des territoires vers Paris, mais aussi entre elles.

F.G.