Pour Roland Ries, ce devait être une nouvelle étape de sa politique de mobilité : devenir la première ville de France à passer la quasi-totalité de son réseau de voies de circulation à 30 km/h. Stoppé dans son élan. Finalement, les Strasbourgeois n’ont pas suivi leur édile. Sur les 140 000 habitants consultés par voie postale, 50 000 ont renvoyé leur carte T, et 55 % ont répondu par la négative.

Comme il s’y était engagé, Roland Ries, respectera la position des Strasbourgeois même s’il reste convaincu du bien-fondé de sa position : "A l’heure où certains appellent de leurs vœux la construction d’une nouvelle ville, une ville apaisée je reste convaincu que l’avenir est à la régulation de l’automobile au cœur des villes", a-t-il déclaré le 30 mai 2011 en commentant les résultats de cette consultation.


Les zones 30 à petits pas

Pas de généralisation du 30 km/h en ville donc, mais, a-t-il ajouté, "Nous poursuivrons la mise en place progressive des zones 30 à chaque fois que cela s’avèrera pertinent et à un rythme bien plus lent".

Dans son projet initial dévoilé en février 2011, la ville de Strasbourg voulait passer 1 000 km de voiries à 30 km/h contre 145 aujourd’hui. Seuls 400 km de voiries de transit seraient restées à 50 km/h.

L'association de cyclistes Comité d'Action Deux Roues dénonce une "mauvaise nouvelle", signe que "la qualité de vie et la lutte contre les accidents étaient accessoires face à l'égoïsme ou à l'inconscience" de
certains automobilistes.

En revanche, l'Automobile Club salue le "bon sens" des Strasbourgeois. L'organisation, qui regroupe 650 000 adhérents, "n'a jamais contesté le bien-fondé de l'aménagement de zones 30 ponctuelles et ciblées", rappelle  un communiqué cité par l'AFP. Si elle avait été adoptée, l'initiative aurait un "impact limité sur la sécurité routière", selon l'association de défense des automobilistes.