L'Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (ARAF), autorité publique indépendante créée par la loi du 8 décembre 2009 pour faire le juge de paix sur les lignes ferroviaires ouvertes à la concurrence peine à se glisser sur les rails.

C'est elle qui doit veiller au bon équilibre de la concurrence entre les opérateurs ferroviaires (souvent appelés les "nouveaux entrants"), en particulier les conditions d'accès au réseau ferroviaire et l'attribution des sillons (les droits de circulation).
Deutsche Bahn, Veolia, ou Trenitalia qui sont dans les starting blocks pour le transport de voyageurs entre la France et les pays voisins voudraient en effet comprendre les règles du jeu par rapport à l'opérateur historique, la SNCF.


Pas avant le 1er décembre 2010

Seulement depuis sa création, en 2009, l'ARAF n'est toujours pas opérationnelle. Dans un amendement voté dans le cadre de l'examen de la loi Grenelle 2 le 6 mai, le gouvernement décidé de repousser sa mise en service au deuxième semestre 2010. Qui sera son président ? Selon L'hebdomadaire Bakchich du 7 mai 2010, le maire de Chaneteloup-les-Vignes a de fortes chances de le devenir.

En attendant, les membres qui siègeront pour un mandat de six ans au conseil de l'ARAF commencent à être nommés : Jacques Bernot, spécialiste des affaires ferroviaires et directeur-adjoint des services du Sénat a été désigné  le 11 mai par Gérard Larcher.
Chaqun des 6 membres de l'ARAF sont nommés par le premier ministre, le ministre des Transports, de l'Economie, le président du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social.

 
Le fret est déjà ouvert à la concurrence depuis 2005, les lignes voyageurs internationales le sont depuis décembre 2009 et les TER doivent l'être prochainement.