Le secrétaire d'Etat aux Transports a remis les insignes de Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur à Michel Seyt, le 5 mai 2010 à l'Hôtel de Roquelaure, où siège le Meedat.
Cette distinction vient saluer son action pour la profession, aux grands dossiers professionnels du transport par autocar. "Son engagement en faveur de la défense des intérêts de la profession tant au niveau international, national et local", a souligné Dominique Bussereau.
 
"Relier les territoires et les hommes est une mission enthousiasmante dans une société où l'individualisme gagne. Les opérateurs de la mobilité jouent un rôle déterminant dans la vie de nos entreprises (…) La profession de transporteurs vit actuellement un tournant capital de son histoire et une époque pleine de paradoxes aussi", a plaidé Michel Seyt, lors de son  discours.
 "Jamais, en effet, son rôle n'a été autant nécessaire, tout en étant si méconnu. Jamais on n'a autant compté sur elle : nous avons tous à l'esprit la crise provoquée par l'irruption  d'un volcan islandais (lire l'article, "Plus d'avions ? Prenez l'autocar")

 
Le paradoxe de l'autocar
 
"D'un côté l'autocar apparaît de plus en plus comme une solution à la mobilité durable de nos concitoyens, De l'autre, nous accumulons les mesures qui en compliquent singulièrement l'exercice. La profession doit réagir et proposer des solutions nouvelles aux citoyens. La donne est en train de changer, une nouvelle évolution semble actuellement à l'œuvre. Des mutations économiques et écologiques sont en cours et auront un impact considérable sur notre société et sur les attentes de nos concitoyens en matière de déplacement. L'évolution, qui se produit pas à pas, sous nos yeux, ne demande qu'une seule chose : qu'on l'accompagne !", a t-il plaidé en rappelant que la création de l''APAM (Association de la Promotion des Acteurs de la
Mobilités) a été créée par la FNTV et l'UTP "afin que tous les acteurs de la mobilité puissent ensemble apporter des solutions".
 
"Toute la difficulté de la tâche consiste aujourd'hui à prendre la mesure du changement de cap nécessaire. Le transport routier de personnes est capable d'offrir un transport solidaire à nos concitoyens dont la popularité ne demande qu'à être accompagnée. Un transport accessible au plus
grand nombre et partout. L'heure est venue d'adopter une nouvelle démarche en matière de politique de transport. A ce jour, nous envisageons tout juste une timide possibilité de cabotage sur les services réguliers internationaux. Nous nous y employons auprès des élus nationaux et locaux, comme après chaque léction (lire l'article "Les autocaristes écrivent aux nouveaux élus régionaux") dans la perspective de la réforme des collectivités territoriales", a conclu Michel Seyt.