"L'apport des 51% restant sera effectué d'ici le 31 décembre 2012 au plus tard", a indiqué un communiqué des deux maisons-mères, SNCF et RATP, précisant néanmoins que Systra dispose d'ores et déjà du contrôle effectif de Xelis et d'Inexia, qui ne sont désormais plus consolidées par la SNCF et la RATP.

Cette opération, présentée fin octobre 2010, permet "à la fois de préserver l'unité du groupe Systra et de renforcer très significativement ses perspectives de développement à l'international", selon le communiqué.
Systra, détenue à 36% par la SNCF et à 36% par la RATP, est présentée comme étant le leader mondial de l'ingénierie du transport public avant même cette opération. Elle va désormais bénéficier de l'expertise d'Inexia dans le ferroviaire, notamment dans la grande vitesse, et de Xelis, dans les métros de nouvelle génération.

Par ailleurs, l'Assemblée générale a validé la nouvelle gouvernance de Systra qui devient une société anonyme dirigée par un conseil de surveillance et un directoire.


Pierre Verzat aux commandes

Pierre Verzat, actuellement directeur général de Systra, devient président du directoire et devra proposer au conseil de surveillance, d'ici à fin 2011, un plan d'intégration du nouveau groupe, précise le communiqué.

Gilles Cartier et Philippe Naudi, respectivement dirigeants d'Inexia et de Xelis, vont rejoindre le directoire de Systra.
Selon , le groupe employait avant l'opération 2 470 personnes et a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 257,8 millions d'euros.

En 2009, Xelis a réalisé un chiffre d'affaires de 13,4 millions et employait 122 personnes au 1er avril 2010.
De son côté, la même année, Inexia a engrangé plus de 75 millions d'euros, réalisé un résultat net consolidé
après impôts de 3,2 millions et avait un effectif de 600 personnes.

Afp