Les parlementaires réunis en Commission mixte paritaire (CMP) avant le vote solennel du projet de loi Grand Paris fin mai, sont parvenus à élaborer un texte de compromis sur le projet de loi sur le Grand Paris voté le 26 avril 2010. Ils ont adopté un amendement qui va dans le sens du député UMP Yves Albarello, rapporteur du projet à l'Assemblée, alors que le Sénat avait prévu d'enterrer Arc Express, projet de métro automatique en rocade, situé en proche couronne.

La commission nationale du débat public (CNDP) lancera donc "conjointement" la procédure de débat public sur le Grand Huit défendu par le gouvernement et celle sur Arc Express défendue par la région et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif)


"Un an de perdu" selon Jean-Paul Huchon


Les élus PS se sont abstenus, faisant valoir que le dossier Arc Express était prêt et aurait pu être lancé dès juin, "à la différence du projet du gouvernement". Jean-Paul Huchon demande que l'Etat lance le débat public sur Arc Express dans les quatre mois. "Nous sommes prêts, nous avons perdu un an, au gouvernement de savoir s'il peut défendre le dossier de double boucle devant la commission nationale du débat public", fait-il savoir dans un communiqué du 20 mai.

L'élu régional réclame que également l'Etat abonde le Plan de mobilisation pour les transports de la Région (19 milliards d'euros), et transmette enfin le Schéma directeur de la région (SDRIF) au Conseil d'Etat.

Pour rappel, le projet Arc Express (60 km) est centré sur le coeur d'agglomération, permettant selon le Stif un "maillage optimal" avec le réseau actuel de transport francilien, tandis que le projet de Grand Huit de Christian Blanc (130 km) propose un tracé plus éloigné de Paris, liant entre eux des pôles économiques.