Les 115 000 voyageurs quotidiens de l'agglomération auvergnate ont été privés de bus et de tramways pendant six jours du fait de la grève des salariés de T2C. Ils protestaient contre l'ouverture du capital de cette société d'économie mixte chargée d'exploiter le réseau de transport et la possible entrée de la RATP (lire notre précédent article).

Le 4 octobre après-midi, suite à une réunion de la dernière chance avec le maire de Clermont, Serge Godard également président de l'autorité organisatrice des transports (SMTC), les syndicats ont finalement voté la fin de la grève et le service a repris le 5 octobre.

Ils auraient obtenu des assurances sur la non ouverture du capital de T2C à la RATP ou à tout autre opérateur extérieur : "Au prochain comité syndical (du SMTC) sera déclarée sans suite l'ouverture du capital de T2C  à la RATP", la régie des transports parisienne, a déclaré à l'AFP Damien Romero, responsable CGT.


SPL ou régie

La question de l'actionnariat "sera réexaminée par la suite et nous serons associés à cette réflexion", selon le responsable CGT interrogé par l'AFP. Les syndicats sont favorables à une transformation de la T2C en une société publique locale (SPL) ou une régie.

L'actionnariat de T2C est actuellement strictement local, ce qui constitue une singularité en France. Fin juin, les élus du SMTC avaient voté à la majorité l'ouverture du capital de la SEM à hauteur de 20% et avait publié un appel à manifestation d'intérêts. Seule la RATP avait manifesté le sien puisqu'elle était attendue pour son expertise du tramway sur pneus (à partir de 2012, la Régie doit exploiter un véhicule similaire fabriqué par Lohr entre Saint-Denis et Garges-Sarcelles puis entre Châtillon et Velizy-Viroflay en 2014).


Table ronde sur la maintenance du tram

D'après la CGT, les syndicats ont obtenu qu'une table ronde se tienne sur la question de la maintenance du tramway sur pneus. La RATP avait obtenu un contrat d'assistance technique depuis plusieurs années, mais selon Jean-Marc Janaillac, président de RATP Dev, les techniciens de la régie n'ont jamais réussi travailler de concert avec ceux de T2C qui faisaient de la résistance. En attendant, les "déguidages" (déraillements) et les pannes sont légion.

Nathalie Arensonas