Les taxis qui redoutent la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC), sociétés privées qui exploitent des flottes de voitures réservables sur internet et sur des applications smartphone et qui, comme , , , , ou Transdev (avec ses Supershuttle importés des Etats-Unis et ses Green Tomatoes en Grande-Bretagne) cherchent à se développer sur ce marché.
Interrogée par MobiliCités sur la nouvelle règle du quart d'heure imposée par le gouvernement, la direction de Transdev n'a pas souhaité commenter.

Début 2013, les VTC ont déjà été recalés pour le transport des malades. Pour les courses classiques, c'est à nouveau "non". Après tergiversations, et la montée en gamme de la Fédération nationale du taxi, porte-voix des 18 000 taxis parisiens qui menaçaient de faire grève dénonçant une "concurence déloyale", le gouvernement a fini par imposer aux VTC quinze minutes incompressibles avant de pouvoir prendre un client à bord.

Ce délai aurait pu dispararaître si le client est abonné à la société de VTC, mais finalement, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls est revenu sur ce point. Seule exception accordée, la prise en charge à partir d'un hôtel haut de gamme à l'occasion d'un salon professionnel.

Le gouvernement a lâché une petite contrepartie aux VTC : 1 000 véhicules supplémentaires dans la zone parisienne, à condition d'un "engagement des conducteurs de travailler sur les jours et les plages horaires où la demande est la plus difficile à satisfaire" c'est-à-dire les nuits, les vendredi et samedi.

Autorisés par une loi de 2009 sur le "développement et la modernisation des services touristiques", les VTC qui représentent aujourd'hui près de 2 000 chauffeurs en France (surtout à Paris) doivent payer 100 euros par chauffeur (contre 200 000 euros pour une licence de taxi classique), mais n'ont pas le droit de "charger" des clients qui les héleraient dans la rue (d'ailleurs, ils n'ont pas de signal lumineux sur le toit permettant de les identifier), ne peuvent pas stationner à des bornes et attendre le client, les courses devant avoir été commandées par téléphone, internet, ou via une appli smartphone.

Le temps entre la réservation et un taxi VTC est de sept minutes en moyenne. Qui contrôlera qu'ils respectent bien le quart d'heure ? La police des taxis, les "Boers", ne comptent que 800 agents.

Nathalie Arensonas