A première vue, elle n'aura pas pu s'épanouir très longtemps. Lundi 8 juin 2015, le tribunal administratif de Montreuil (93) a annulé la voie de l'autoroute A1 réservée aux taxis et aux bus sur quelques kilomètres entre l'aéroport Charles de Gaulle et la capitale dans le sens province-Paris.

La justice a donné raison à la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR) qui a obtenu en référé la suspension de l'arrêté préfectoral appliqué depuis fin avril.

Cependant cette annulation n'est semble-t-il qu'une étape transitoire. L'Etat pourrait rouvrir ce couloir de 5 kilomètres avec un nouveau décret mais en élargissant au-delà des taxis et des bus la liste des “happy fews“ qui ont le droit de l'emprunter. Les VTC pourraient alors y circuler.

C'est en tout cas la conclusion que tirent les compagnies à l'origine de la procédure que sont LeCab, SuperShuttle (filiale de Transdev), SnapCar  et Chauffeur-Privé réunies au sein de la FFTPR, une fédération qui regroupe près de 5000 conducteurs. Elles mettent en avant le fait que l'arrêté d'origine a été annulé parce qu'il rompait l'égalité entre opérateur et portait atteinte à la libre concurrence.

Mardi soir, le ministère des Transports ne souhaitait pas réagir ni indiquer le sens de décisions futures qu'il prendra. L'administration n'avait pas encore fini d'apprécier la portée du référé.

MF