"Dès ce vendredi [9 octobre], à Paris, nous abaissons les tarifs de notre service de VTC UberX de 20%", a déclaré Thibaud Simphal au quotidien Le Figaro, en précisant : "pour notre service UberPool, qui permet à plusieurs passagers de partager un trajet en tout ou partie, nous ajoutons une baisse supplémentaire de 25% de 20H00 à 06H00 tous les jours". Un porte-parole d'Uber France a confirmé à l'AFP cette nouvelle offensive.

Une réponse aux taxis parisiens
 
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette démarche. Il s'agirait de répondre aux tarifs agressifs mis en place par les compagnies de taxis parisiens G7 et Taxis Bleus au mois de septembre. La première a sorti l'offre NightCab destinée aux noctambules circulant le week-end, avec des ristournes de 20% réservées aux 15-25 ans ; la seconde propose un forfait de 10 euros la course la nuit le week-end quels que soient la durée du trajet ou le nombre de kilomètres parcourus dans Paris intra-muros.
 
Ce marché de la nuit est particulièrement disputé, avec la présence de la start-up Heetch, qui se décrit comme "une plateforme nocturne dédiée aux jeunes pour aller et rentrer de soirée en toute sécurité", à des prix inférieurs à ceux des taxis.
 
Autre explication, Uber ne proposait pas les prix les plus compétitifs par rapport à ses concurrents VTC. En effet, les comparateurs du type Le Taximètre faisaient apparaître la start-up américaine comme pratiquant des tarifs plus élevés.  

Des chauffeurs Uber mécontents
 
Même si Uber garantit à ses chauffeurs le maintien de leur chiffre d'affaires pendant six semaines, tous ne sont pas ravis par cette baisse des tarifs et une centaine ont manifesté le 9 octobre 2015 devant le siège parisien d'Uber.
 
La start-up est convaincue que la baisse des prix va entraîner une hausse de l'activité.  En effet, Uber explique, sur son blog américain, que le revenu horaire des chauffeurs à New York a augmenté de 6,3% en un an du fait de la hausse du nombre de courses.
 
Florence Guernalec (avec AFP)