L'Uberisation de l'économie n'empêche pas la création de syndicats... Après l'annonce de la baisse de 20% des tarifs d'Uber à Paris, des chauffeurs, qui travaillent avec la start-up mais ne sont pas salariés de celle-ci, ont annoncé le 13 octobre 2015, la création d'un syndicat des exploitants de transport des personnes et VTC pour défendre leurs intérêts. Celui qui se présente comme son porte-parole Mohammed Radi a expliqué, sur France Info, "défendre les intérêts des chauffeurs VTC (…) : les tarifs pratiqués par la société Uber ne permettent pas de rentrer dans nos frais".

Le 14 octobre, l'association Capa-VTC, qui s'est créé quelques semaines plus tôt, explique que son président, Helmi Mamlouk, a été reçu au ministère de l'Economie : "Il nous a été demandé de faire un travail de présentation concrète des conditions d'exercice de notre profession afin de permettre aux pouvoirs publics de réguler l'activité de transport des personnes. Ils veulent des chiffres pour mieux comprendre la position des chauffeurs sur la baisse des prix de Uber, ils veulent comprendre les déconnexions-sanctions, ils veulent bien comprendre comment on travaille et comment on gagne notre vie pour que notre point de vue soit pris en compte par les différents ministères (transports notamment)", explique leur communiqué
 
Enfin, l'Unsa Transport annonce, le 16 octobre 2015, la création du syndicat SCP/VTC avec pour secrétaire général, Sayah Baaroun. "Le marché non réglementé a ainsi généré une certaine précarité et une diminution des revenus des chauffeurs", explique le communiqué.
 
La multiplication des syndicats et associations de chauffeurs de VTC est révélateur d'un malaise d'une profession qui subit une concurrence accrue entre les différents acteurs, y compris les taxis qui ont lancé des offres à prix cassés la nuit.

Florence Guernalec