Contrairement à la position prise par la FFTPR (Fédération française du transport de personnes sur réservation), Voitures noires et Uber, l'intersyndicale des "vrais VTC" (1) comme elle s'est baptisée pour se distinguer des plateformes numériques, ne remet pas en cause les propositions faites par le médiateur Laurent Grandguillaume pour résoudre le conflit entre taxis et VTC
 
Dans un communiqué, cette intersyndicale, qui se présente comme étant composée de "professionnels pragmatiques et responsables", "prend acte de la volonté de l’État de trouver une vision équilibrée du transport public de personnes, consensus que tout le monde souhaite et que le gouvernement se doit d’affirmer dans les faits".

Régulation et contrôles
 
Ces organisations professionnelles sont, ainsi, favorables "au principe d’une nécessaire régulation du transport de personnes". L'intersyndicale exprime, en particulier, son attachement au respect des lois Thévenoud et Loti : "comme le médiateur et les ministères concernés, nos organisations professionnelles veulent faire adapter et respecter la loi..."
 
Les "vrais VTC" sont également favorables au contrôle de leur profession pour "réprimer les parasites du transport, parvenir à la fin des racoleurs aux gares et aéroports, et s’appuyer sur des règles claires et appropriées". "C’est la seule façon de garantir l’intérêt général et la concurrence loyale, loin des annonces marketing" souligne l'intersyndicale.

Ces organisations professionnelles considèrent également que "pour permettre une évolution sereine du secteur, l’État doit disposer de chiffres et statistiques sur l’activité réelle de tous les acteurs".

Une nécessaire formation
 
L'intersyndicale déplore que les plateformes numériques et "leurs faux-nez soi-disant syndicats de VTC" "refusent que l’État garantisse le bon exercice du transport public en imposant la formation qualifiante des chauffeurs demandée par les professionnels".
 
Ces organisations professionnelles considèrent, en effet, que cette formation est "nécessaire et indispensable à la sécurité des passagers". Ainsi, elle affirme la nécessité :
- d’un examen en tronc commun après une formation initiale indispensable pour transporter des clients et tous les chauffeurs doivent s’y soumettre ;
- d’instaurer un temps de conduite effective, limité pour les conducteurs, gage de sécurité
 
Pour conclure, les "vrais taxis" considèrent que la mission de concertation du médiateur est "une étape" : "Le dialogue et les propositions doivent se poursuivre entre taxis et VTC pour aboutir à leur concrétisation amiable en 2016, année de transition. L’intersyndicale appelle les fédérations de taxis à prendre acte et à engager les discussions nécessaires".
 
Florence Guernalec

 
(1) L'intersyndicale des "vrais VTC" : Otre, CSNERT, Unsa-VTC, FFEVTC, CNCE-VTC, AFMCP