Comme elle l'avait annoncé en début d'année, la SNCF a décidé de mieux contrôler l'accès de ses quais pour lutter contre le mal endémique de la fraude qui lui coûte 300 millions d'euros par an. Pour ce faire, elle va mener d'ici à la fin de l'année à Marseille Saint-Charles et à Paris Montparnasse une expérimentation consistant à tester quatre types de portillons d'accès aux quais.

Selon nos informations, les quatre fabricants retenus pour cette opération pilote sont Thales, Xerox, l'allemand Scheidt-Bachmann et la filiale de Bolloré IER.

Ces portillons d'accès devront traiter toutes les formes de billets depuis le format classique SNCF, le billet imprimé, le e-ticket sur smartphone, le NFC, les cartes bancaires etc.

Aujourd'hui, seules les gares parisiennes du RER sont équipées de portillons d'accès. Les rares métros encore en libre-service, Lille et Rennes, vont également être équipés pour les mêmes raisons de lutte contre la fraude.

Thales devrait proposer TransCity, sa nouvelle solution billettique "cloud ready" qu'il a lancée à l'occasion du congrès de l'UITP à Milan. Le constructeur revient sur le marché français après avoir piloté le déploiement de la carte unique des transports néerlandaise Ov Chipkaart dont la dernière étape consiste justement à contrôler l'accès des gares ferroviaires par des portillons.

La solution de Bolloré, IER, devrait s'appuyer sur les compétences de sa filiale Automatic systems spécialisée dans la construction de portillons d'accès.

Robert Viennet et Christine Cabiron