L'expérimentation, menée en coopération avec sept trésoreries générales, a permis à la SNCF de transmettre aux impôts, au bout de deux mois, les PV non payés, afin qu'eux relancent les contrevenants avec les coordonnées dont ils disposent.

Avec ce système, "expérimenté depuis mars, (...) on passe de 10 à 50% de taux de recouvrement", s'est réjoui Alain le Vern, estimant que ce taux pourrait être supérieur. La SNCF étudie une généralisation de cette coopération, "notre volonté est de mettre en place un plan très dissuasif", a-t-il souligné lors d'une rencontre avec la presse.

Cette expérimentation diffère du droit de communication ouvert par le ministère de l'Intérieur, qui permet à la SNCF de recouper les fichiers avec ceux des services de l'État, et d'identifier plus facilement les adresses des contrevenants.

La compagnie ferroviaire teste également quatre types de portillons, avant un déploiement. "Nous ferons notre choix en fin d'année, ce sont des installations qu'on va mettre dans les grandes gares progressivement", a précisé Alain Le Vern.

La SNCF a annoncé en février un grand plan de lutte contre la fraude, qui lui coûte chaque année 300 millions d'euros.

(AFP)