C’est une déclinaison de son service UberPOP de mise en relation payante de passagers et d'automobilistes qui ne sont pas chauffeurs professionnels. UberPOOL permet de partager tout ou partie de la course en échange d’une réduction du prix. Ce service existe à San Francisco depuis septembre 2014.

Ainsi, un passager peut décider de rester seul dans la voiture UberPOP, mais s'il choisit l'option "pool" lors de la commande, il obtiendra automatiquement une ristourne de 10% même si personne ne partage son trajet ; 50% si son parcours correspond à celui d’un autre passager, ou un groupe de passagers.

Un concurrent pour les taxis et VTC

L'idée ce cette nouvelle proposition "est d'apporter à la demande et dans un milieu urbain un service qui permette de faire voyager des gens ensemble, qui ne se connaissent pas, et ce pour un coût extrêmement compétitif", a expliqué Thibaud Simphal, dg d', lors d'une conférence de presse.

Uber assure qu'un succès de son nouveau service contribuerait à une meilleure utilisation du parc automobile en Ile-de-France et estime qu'un véhicule UberPOOL transportera trois passagers à la fois en moyenne. Uber annonce un prix potentiellement divisé par trois vis-à-vis de celui d'un taxi classique sur un trajet entre le centre de Paris et l'aéroport de Roissy. Une concurrence également pour les navettes de Transdev qui proposent une offre en service partagé vers et depuis les aéroports.

Dans le collimateur de la justice

Ce lancement intervient alors qu’Uber France a été condamnée, mi-octobre 2014, par le tribunal correctionnel de Paris à 100 000 euros d'amende pour avoir présenté UberPOP comme du covoiturage. L’entreprise a fait appel et poursuivi ce service pour lequel elle revendique "160 000 utilisateurs" en France.

Début novembre 2014, des sociétés de VTC - (Voxtur), et SuperShuttle (Transdev) - suivies par la Chambre syndicale des artisans du taxi (CSAT), ont assigné Uber en référé devant le tribunal de commerce de Paris, réclamant la fin des activités d'UberPOP assortie d'une astreinte quotidienne de 250 000 euros en cas de non-exécution. Une audience est prévue le 21 novembre 2014.