Vinci Autoroutes s’intéresse aux covoitureurs et le prouve. La première aire de covoiturage a été créée en 2001. Aujourd’hui, le concessionnaire compte 19 parkings et 1500 places dédiés, et propose désormais avec Blablacar, une formule d’abonnement télépéage pour les covoitureurs. L’objectif ? Encourager la pratique du covoiturage sur les autoroutes.

Une offre sous conditions

L’offre de télépéage "Temps libre covoiturage" permet d’économiser 2 euros par mois sur les frais de gestion. Pour en bénéficier, le covoitureur, membre de Blablacar, doit effectuer au moins deux covoiturages par mois sur des trajets d’au moins 75 kilomètres dont 50 sur le réseau Vinci Autoroutes. L'opérateur s’engage à faire la promotion du covoiturage auprès de ses 2,2 millions de clients abonnés via Radio Vinci Autoroutes, les réseaux sociaux et Internet.

Des péages comme points de rencontre

A terme, l’opérateur prévoit d’installer des points de rencontre sécurisés entre automobilistes et passagers sur les parkings aux abords des péages. D’ores et déjà, Vinci Autoroutes a construit un parking de comodalité de 150 places au niveau de l’échangeur de Dourdan sur l’A10 qui permet aux automobilistes de se garer pour prendre les deux lignes de bus – Dourdan-Massy et Dourdan-Orsay –  et aux covoitureurs de bénéficier d’un tarif préférentiel de péage.

L'autocar en vue

Enfin, Vinci vise le marché de l’autocar à l'exemple de la gare autoroutière de Briis-sous- Forges située à une trentaine de kilomètres de Paris sur l'A10. Cette gare permet à deux lignes de cars départementales de marquer l'arrêt sur l'autoroute pour déposer ou prendre les voyageurs, puis de rallier par l'autoroute les pôles de Massy et Courtaboeuf.

André Broto, directeur de la stratégie de Vinci Autoroutes explique sur le site de l’opérateur que "des gares pourraient être déployées sur le même modèle sur tout le territoire, et les investissements réalisés dans le cadre des concessions autoroutières".

Florence Guernalec