En un peu plus d’un an, le département de l’Aveyron a mis en service quinze aires de covoiturage, dotées de 10 à 30 places. Cette année, il s’apprête à en créer vingt autres. Pour mener à bien ce projet, le conseil général a débloqué un budget de 710 000 euros. A terme, il est prévu d’en aménager 80.

"L’Aveyron est le quatrième département de France métropolitaine en superficie. Il est rural, montagneux et compte 6000 kilomètres de routes. Par conséquent, les transports publics ne peuvent pas répondre à tous les besoins de déplacement", explique Jean-François Galliard, conseiller général en charge des transports.

Partant de ce principe, mais aussi car le stationnement des véhicules le long des route présentaient des risques, les élus ont décidé d’organiser et de sécuriser la pratique du covoiturage. "Nous avons positionné les aires là où les gens se garaient des sorte que leur taux d’occupation est aujourd’hui lassez élevé", affirme l’élu. Il l’est d’autant plus que la majorité des aires de covoiturage en service sont connectées au réseau départemental Mobi 12. "Celui-ci a été entièrement restructuré en 2013, car il était obsolète et nous n’avions quasiment plus de passagers."

Restructuration de Mobi 12

Pour élaborer le schéma départemental des transports, le conseil général a organisé une consultation des Aveyronnais sur le Net. "Nous leur avons demandé ce qu’ils attendaient en matière de transport public." Le premier souhait exprimé était l’instauration d’une tarification unique. En septembre 2013, un titre à 3 euros était donc instauré, assorti de différentes formules d’abonnement.

Le second souhait suggérait la mise en place d’une offre domicile-travail. Ainsi, quatre lignes structurantes ont été créées à destination des principales villes du département : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue. "Il y a un départ toutes les 20 minutes en heure de pointe avec un retour à la pause méridienne", précise Jean-François Galliard.

Parallèlement, 12 lignes complémentaires ont été organisées pour mailler le territoire, tandis que les communautés de communes se vues confier l’organisation de transport à la demande. Enfin, les lignes de transport scolaire ont été ouvertes aux clients commerciaux dans la limite des places disponibles. Résultat : la fréquentation de Mobi 12 a progressé de 57% en un an, passant de 36 700 voyages à 57 800 en 2014.

Pour parfaire l’organisation des déplacements, un site internet est en cours de réalisation. Ce nouvel outil proposera les horaires des cars des lignes régulières en y associant les propositions de covoiturage. Ce site devrait être opérationnel au second semestre 2015.

Christine Cabiron