Cette procédure est une première pour BlaBlaCar, forte de quelque 20 millions d'usagers dans 19 pays, dont 2,5 millions en Espagne. La Confédération patronale espagnole des sociétés d'autocar, Confebus, reproche à Blablacar d'exercer illégalement une activité de transport routier de voyageurs.
 
Le spécialiste du covoiturage s'est défendu, le 1er octobre 2015, de faire une concurrence déloyale aux compagnies d'autocars devant un tribunal de commerce de Madrid, pour éviter la suspension de son activité en Espagne.

La start-up  qui perçoit des commissions sur les voyages arrangés, nie être un moyen de transport. Il se définit comme un "réseau social qui met en lien des particuliers voyageant vers une même destination, en ne partageant que les frais de voyage, et sans but lucratif de la part de ses utilisateurs".
 
"Les normes doivent s'appliquer à tout le monde", a insisté l'avocat de Confebus, arguant que Blablacar ne pouvait ni "faire payer pour l'usage d'un véhicule personnel", ni "jouer les intermédiaires".
 
La société française ne fait que réaliser une "prestation de services électroniques de traitement de données et de transmission d'information", a rétorqué l'avocate de Blablacar. "Il n'y a pas de prestation de services offline, ni de flotte de véhicules", a ajouté Mme Guillermina Ester-Rodriguez.

(AFP)