Cette clarification s'inscrit dans un processus progressif de "transparence" et de "responsabilisation" des acteurs de l'économie collaborative, a indiqué Bercy. dont celle concernant , sont disponibles sur le site des impôts  (www.impots.gouv.fr).
 
Cependant, un conducteur en covoiturage, qui se contente de partager les frais et ne fait pas de cette activité une "activité à but lucratif", n'a pas à déclarer les sommes d'argent reçues ni à payer les cotisations sociales, rappelle Bercy.

Cette règle ne vaut toutefois que si le conducteur pratique le covoiturage dans le cadre d'un déplacement effectué pour son propre compte, si le tarif complet n'excède pas un barème kilométrique divisé par le nombre de voyageurs et s'il garde à sa charge une quote-part de frais de carburants et de péages.

Dans le cas contraire, "cette activité non salariale présente un caractère professionnel", rappelle Bercy. Ce qui implique que les recettes soient déclarées à l'administration fiscale, dans le cadre de la déclaration de revenus, et donnent lieu au paiement de cotisations sociales.

Depuis juillet 2016, les plates-formes en ligne doivent déjà fournir à leurs usagers un relevé annuel quant à leurs obligations fiscales. Un décret daté du 2 février 2017 précise
de mise en relation par voie électronique en matière d'information de leurs utilisateurs quant à leurs obligations fiscales et sociales.

En 2019, ces plates-formes collaboratives auront ensuite l'obligation de déclarer automatiquement à l'administration fiscale les revenus de leurs utilisateurs.

Florence Guernalec (avec AFP)