Nouvel épisode dans le conflit qui oppose les artisans taxis à UberPOP. Uber et Djump sont cité à comparaître devant le tribunal correctionnel par la chambre syndicale des cochers chauffeurs CGT-Taxis. Cette dernière vise plus particulièrement le service UberPOP, qui met en relation des clients avec des particuliers non professionnels qui assurent le transport avec leur propre véhicule.

"Le but, c'est de sanctionner les donneurs d'ordre, pas uniquement les chauffeurs", a expliqué Karim Asnoun, secrétaire général de la CGT-Taxis. "On espère qu'un juge pénal se prononcera rapidement pour éviter un drame", a-t-il ajouté, en référence au climat de tension qui règne actuellement dans le milieu des taxis.

Pour le syndicat, Uber se rend coupable d'exercice illégal de l'activité d'exploitant de taxi et de mise en relation avec des personnes non autorisées à effectuer du transport public de particulier, a précisé Me Aïda Moumni. La CGT-Taxis estime également que les conducteurs UberPOP se soustraient à leurs obligations légales au regard du droit du travail, mais aussi du droit commercial et fiscal, se livrant ainsi à du travail dissimulé.

Les mêmes infractions sont reprochées à Djump (lancée par la start-up belge Djengo), une plate-forme de mise en relation entre particuliers, qui se présente comme une offre de covoiturage.

(AFP)