"Il ne faut pas cogner sur les chauffeurs, mais leur signifier l'illégalité d'UberPOP tout en leur faisant comprendre que les nouvelles interpellations donneront lieu à des peines plus graves", a souligné la représentante du parquet rapporte le journal .

Le parquet a requis des peines allant de 3000 euros d'amende - dont 1000 avec sursis - à 5000 euros dont 2000 avec sursis. Une amende de 3000 euros sans sursis a été demandée à l'encontre d'un chauffeur UberPOP qui avait déjà été condamné voici quelques années pour travail dissimulé. De plus, le procureur a demandé pour les cinq chauffeurs la suspension de six mois de leur permis. Le jugement a été mis en délibéré au 2 septembre.

Les chauffeurs étaient poursuivis pour exercice illégal de l'activité de taxi. Deux d'entre eux étaient également jugés pour travail dissimulé. En juin dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé un chauffeur UberPOP. Le ministère de l'Intérieur et le secrétariat d'État aux Transports annonçait le 17 juin 2015 que plus de 420 procédures étaient à ce jour engagées contre des chauffeurs Uberpop sur l’ensemble du territoire national.

Uber France a suspendu son application UberPOP le 3 juillet 2015. Officiellement, la start-up attend la décision du Conseil constitutionnel qui doit tomber en septembre sur l'article 3124-13 de la loi Thévenoud. Uber considère en effet que cet article, qui réserve le transport de passagers à titre onéreux aux seules entreprises de transport, taxis et VTC, porte atteinte au principe d'égalité et de liberté d'entreprendre.

Florence Guernalec