La RATP, actionnaire à hauteur de 25,6% de Transdev, avait monnayé sa sortie du capital en échange de réseaux de transport urbain et interurbain de Veolia et Transdev, en préalable à leur fusion qui attend encore le go des aurorités de la concurrence européenne.

En attendant, l'Autorité de la concurrence française "a considéré que cette opération ne soulevait pas de problèmes de concurrence, la RATP confirmant ainsi sa position de nouvel entrant sur les marchés du transport urbain et interurbain de voyageurs en dehors de l'Ile-de-France", a-t-elle écrit dans un communiqué publié le 27 juilet 2010.

Elle a par ailleurs officiellement demandé à la Commission européenne qu'elle lui renvoie l'étude de l'impact sur le marché français de la fusion entre Veolia Transport et Transdev. "Nous gardons l'objectif d'une finalisation de l'opération à la fin de l'automne", a indiqué à l'AFP Jean-Marc Janaillac, directeur général chargé du développement à la RATP (écouter son interview)


Roanne fait de la résistance

Pour rappel, la RATP doit reprendre, en France, les réseaux de tansport de Bourges, Vierzon, Moulins et Vienne, ainsi que des lignes d'autocar interurbaines dans le Cher, l'Indre, l'Aube, la Marne, la Haute-Savoie et l'Allier.
La RATP doit également reprendre des actifs en Italie, en Grande-Bretagne et en Suisse, dont le réseau urbain de Gênes et des bus à Londres (suivez ce lien pour connaître le détail des réseaux repris par la RATP).

L'agglomération de Roanne a en revanche refusé que son réseau de transport urbain soit repris par la RATP à un an du renouvellement de la délégation de service public, et veut rester sous la coupe de Veolia Transport.
"D'après notre accord, il est prévu que nous soyons compensés par la valeur du réseau qui était prévue" dans l'accord, en numéraire,  explique Jean-Marc Janaillac, sans donner de chiffre.

Nathalie Arensonas (avec AFP)