Le gouvernement estime que près de 170 milliards d'euros doivent être investis dans les 20 à 30 ans à venir dans les infrastructures de transport. Suite logique du Grenelle 1, la priorité va au rail pour le fret et le transport de voyageurs ainsi qu'aux transports collectifs urbains.
L'avant-projet du Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) dévoilé le 12 juillet estime en effet à environ 90 milliards d'euros les dépenses qui seront consacrées aux infrastructures ferroviaires, et à près de 53 milliards celles nécessaires aux
TCSP (transports collectifs en site propre) : tramways, de bus à haut niveau de service (BHNS), métros.

Objectif, multiplier par cinq le nombre de kilomètres de TCSP en France, d'ici à 2025 : 1800 km de couloirs bus en site propre (contre 329 aujourd'hui). Les projets de transport du Grand Paris -Grand Huit ou Arc Express - sont englobés dans l'estimation du gouvernement.


Qui finance ?

Problème, à aucun moment, le document qui doit faire l'objet d'une concertation avant son adoption par le Parlement à l'automne 2010, ne détaillle l'origine des financements.
"L'Etat s'est engagé sur un financement maximum de 20% des travaux, hors matériel roulant", précise toutefois Stéphanie Lopez D'Azevedo, chargée du dossier du Grenelle à l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).
Autant dire que les subventions promises par l'Etat couvriront une infime partie des besoins de financement des collectivités locales en matière de transport collectif : 2,5 milliards sur les 53 milliards, estime l'UTP.


Le gouvernement a d'ailleurs lancer mi-juin son deuxième appel à projets dans le cadre du Grenelle pour les agglomérations voulant s'équiper d'un système de transport urbain ou renforcer leur réseau.
E
t Résau ferré de France (RFF) vient d'annoncer son intention d'engager 4 milliards d'euros jusqu'en 2013 pour moderniser le réseau ferroviaire en Ile-de-France. Histoire de faciliter la vie des Franciliens sur leurs trajets domicile-travail.

Nathalie Arensonas