Cela vaut-il la peine de construire des nouvelles lignes à grande vitesse ? TDIE, le laboratoire d'idées du transport intermodal et de la mobilité, lance un pavé dans la mare avec une étude sur la rentabilité de ces futures lignes inscrites dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

D'ici à 2020, le réseau ferré à grande vitesse devrait en effet s'étoffer de 2 000 nouveaux kilomètres, pour les projets suivants  : 
  • la ligne Sud‐Europe Atlantique,
  • la ligne Bretagne‐Pays de la Loire
  • l'arc méditerranéen
  • la desserte de l'est de la France
  • l'interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France
  • les accès français au tunnel international de la liaison ferroviaire Lyon‐Turin.
Soit 50 milliards d'euros de besoins de financement, hors liaison ferroviaire Lyon-Turin. "Dans quelle mesure Etat, les collectivités locales, les usagers seront-ils sollicités pour le financement de l'exploitation ? Sont-elles les seules solutions concevables pour répondre valablement à la demande de mobilité des Français ou peut-on
concevoir de la faire par des projets alternatifs, moins coûteux et plus rapidement réalisables ?", s'interroge l'association dans un communiqué du 4 janvier 2011.

Dans cette étude, TDIE prévoit de s'intéresser à des solutions alternatives à la grande vitesse (à 220-250 km/h), qui pourraient "fonctionner à la fois sur le réseau actuel modernisé et adapté, ou sur les infrastructures nouvelles. L'aspect économique coût/km sera bien sûr comparé", indique l'association. La publication des conclusions définitives de l'atude est attendue fin 2011 "au plus tard".

N.A

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