"Pour encourager le développement des chemins de fer européens, des initiatives communes devront être lancées, en priorité dans la reconnaissance mutuelle des homologations du matériel roulant", écrivent Peter Ramsauer et Dominique Bussereau, dans un communiqué commun publié à l'issue de leur rencontre au sommet le 31 août 2010 à Berlin.
Les deux ministres ont "souligné l'importance des relations entre la SNCF et Deutsche Bahn", ainsi que de la coopération intensive entre les gestionnaires des réseaux ferrés respectifs, RFF et DB Netz AG.


A quand une autorité de régulation europeenne ?


L'objectif est "de réduire les obstacles bureaucratiques, d'accélérer les procédures, et réduire ainsi les coûts", ajoutent les deux ministres des Transports. Ils annoncent également la mise en place d'un groupe de travail "de haut rang" pour coordonner leur action dans la mise en place d'une régulation européenne harmonisée dans les chemins de fer.

A la suite de cette réunion, les deux ministres seront rejoints par le Pdg de Deutsche Bahn (DB), Rüdiger Grube, et celui de la SNCF Guillaume Pepy, pour un dîner de travail.

Cette rencontre est censée réchauffer les relations très électriques entre la DB et la SNCF. La première reproche aux autorités françaises de lui barrer l'accès au marché français, alors qu'elle-même est concurrencée sur ses lignes ferroviaires régionales par des entreprises françaises, comme Veolia Transport et Keolis.


L'accès au tunnel sous la Manche

Le point d'achoppement les plus fort est l'accès au tunnel sous la Manche, convoité par DB, pour l'instant interdit en raison des normes de sécurité en vigueur.
La compagnie allemande va néanmoins effectuer en octobre 2010 un trajet test sous le tunnel avec l'un de ses trains à grande vitesse ICE.

Nathalie Arensonas