"Cette acquisition est la preuve de notre volonté d'implantation durable en France", confie à Mobilicités Nathalie Courant, directrice générale de CarPostal France. Le dont le siège est implanté près de de Saint-Etienne (Loire), est composé de quatre sociétés de transport interurbain et scolaire opérant dans les départements de la Loire, du Rhône et de Saône-et-Loire.
Il emploie 161 salariés, possède un parc de 147 autocars et a réalisé un chiffre d'affaires de 9 millions d'euros en 2011.

Avec ce rachat, CarPostal France confirme sa stratégie de développement "à un rythme raisonnable et raisonné" sur le Grand Est, poursuit Nathalie Courant. Implantée en France depuis 2004, la filiale de la Poste suisse exploite les réseaux de transport public de six agglomérations (Haguenau, Dôle, Mâcon, Bourg‐en‐Bresse, Villefranche‐sur‐Saône et Agde), ainsi que des services de transport interurbain dans quatre régions de la moitié est de la France (Mâconnais, Isère, Hérault, Franche Comté).
"Cette acquisition est un complément naturel par rapport à notre implantation actuel", indique la dirigeante.


Premier transporteur étranger en France


Avec maintenant 700 salariés, CarPostal France devient donc le premier groupe étranger de transport public  en France. Nathalie Courant ne s'est pas fixé d'objectif chiffré de croissance : "Nous avons pris le temps de bien mettre en place nos structures en France pour avoir toutes les expertises d'un grand groupe et ne pas compter que sur celle de notre maison-mère. Ça nous permet d'être plus réactifs et de répondre aux appels d'offres dans les deux domaines de l'urbain et de l'interurbain", ajoute la patronne du groupe mis en cause récemment par des autocaristes de l'Isère pour des pratiques de dumping tarifaire (lire l'encadré ci-dessous).

Le Suisse compte poursuivre sa stratégie qui mêle à la fois croissance interne par gain d'appels d'offres et croissance externe par le rachat d'entreprise quand une opportunité comme celle du groupe Rochette se présente : "Pour nous, il est important de bien gérer nos réseaux avant d'en conquérir de nouveaux. Nous ne voulons pas disperser nos forces ni nous éparpiller", ajoute Nathalie Courant.

Robert Viennet