Il roulait depuis fin juillet, mais il a été inauguré en grande pompe samedi 31 août, en présence des élus locaux, autour de Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France et du Syndicat des transports (Stif), de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale et de Pierre Mongin, patron de la RATP.

Un mois pour roder discrètement pendant l'été ce nouveau mode de transport capable de rouler librement sur pneu ou guidé par un rail central ?

Même si elle s'en défend, la RATP ne voulait sans doute pas vivre les affres du premier tramway sur pneu de Clermont-Ferrand, fabriqué par le même constructeur (Lohr Industrie, devenu NTL depuis son rachat par Alstom en 2012). En 2009, un incendie s'était déclaré à bord, et en 2011, le tram déraillait.

"Réaliser une inauguration en plein été n’aurait pas eu autant d’impact auprès du public. Il valait donc mieux attendre ce premier week-end de rentrée", avance un porte-parole de la RATP.


Moins cher et plus facile à insérer dans la ville

Pour faire découvrir la ligne aux habitants des quatre communes traversées (Saint-Denis, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Pierrefitte-sur-Seine), la journée a été ponctuée d’animations musicales, de démonstrations de basket-ball freestyle et d’un spectacle de magie. Un événement dont le coût total n’a pas été officiellement communiqué, mais selon certaines sources, il avoisinerait 100 000 euros.

La nouvelle ligne T5 relie en une vingtaine de minutes le marché de Saint-Denis à la gare de Sarcelles, dans le Val d'Oise, distants de 6,6 kilomètres. Avant, il fallait compter plus de 40 minutes en bus. 
"C’est une belle innovation, j’espère juste que ce tramway ne sera pas aussi bondé que le bus", résume un voyageur. "C’est propre et silencieux, dommage qu’il ne soit pas plus grand", regrette son voisin.