Paris est la première destination touristique mondiale sans liaison directe vers son principal aéroport... Pour rejoindre Roissy, il faut soit prendre le RER B (et espérer avoir un train direct tout en ne quittant pas ses valises d'un seul œil), soit le RoissyBus de la RATP, soit les cars Air France .
Bloqué depuis plusieurs années, le projet de ligne ferroviaire directe, rapide et sûre entre la capitale et son principal aéroport va-t-il enfin sortir des cartons ? "Cette fois, le montage financier est clair", a assuré mi-août 2013 , le ministre des Transports.

Selon le scénario envisagé par le précédent gouvernement, la ligne devait être réalisée dans le cadre d'un partenariat public-privé. La première mouture du CDG Express 100 % privé, donné en concession à Vinci en 2007, prévoyait une entrée en service en 2014. Mais le BTPiste a officiellement jeté l'éponge début novembre 2011 faute de garanties financières.
Aujourd'hui, le gouvernement Ayrault s'orienterait vers un autre montage financier qui s'appuierait sur une taxe sur les billets d'avion.

Pour boucler le financement de ce méga-projet dont le montant est estimé entre 1,3 et 1,7 milliard d'euros, 400 millions d'euros de taxes devront être prélevés sur les billets d'avion lorsque la ligne sera mise en service, indique le Figaro. "Une telle ­fiscalité n'est pas hors de ­propos", selon Frédéric ­Cuvillier cité par le quotidien.

Quant au prix du billet de train pour aller de la gare de l'Est à l'aéroport Charles-de-Gaulle, il s'élèverait à 24 euros, plus cher qu'en RER (9,50 euros en plein tarif), mais à un prix à peu près identique à celui constaté dans d'autres capitales européennes comme Stockholm par exemple où le train Arlanda Express relie la capitale suédoise à l'aéroport en 20 minutes, pour une vingtaine d'euros.

Quatre entreprises publiques - Aéroports de Paris (ADP), Réseau ferré de France (RFF), SNCF et RATP - sont mobilisées pour la réalisation du CDG Express. Le financement est piloté par ADP.

N.A