Tout se débloque : le Grand Paris, et maintenant le Schéma directeur de la Région Ile-de-France (Sdrif). L'un n'allant pas sans l'autre.
Voté le 31 mai 2011 par l'Assemblée nationale, deux mois après le Sénat, le Sdrif sort de trois ans de blocages et brave l'avis négatif du Conseil d'Etat d'octobre 2010 (lire).

Dans un communiqué du 1er juin, Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional, observe que "ce vote conforme (entre les deux chambres ndlr) permet à la loi d'être immédiatement applicable. Ainsi, les élus locaux, chefs d'entreprise, et acteurs du développement économique peuvent lancer leurs projets d'urbanisme et d'aménagement, dont certains étaient bloqués depuis près de trois ans. Ces projets seront créateurs d'activités et d'emplois, au bénéfice des Franciliens".

"Après l'accord intervenu la semaine dernière sur le schéma de transport du Grand Paris Express et le déploiement du plan de mobilisation pour les transports, ce consensus en faveur du Sdrif prouve qu'une méthode de travail partenariale est possible entre le gouvernement et la région", ajoute le président de l'exécutif régional.


Dérogation au code de l'urbanisme

La proposition de loi s'inscrivait dans le cadre de l'accord Etat-Région du 26 janvier 2011 sur le métro du Grand Paris (lire). Elle introduit une dérogation au Code de l'urbanisme permettant aux élus locaux de modifier leurs documents d'urbanisme (Scot, PLU, cartes communales) dès lors qu'ils respectent les prescriptions du Sdrif de 2008 non contraires à la loi sur le Grand Paris du 3 juin 2010.

Comme le prévoit cet accord, le Sdrif sera donc mis en révision à l'automne pour y intégrer notamment les projets du schéma de transport du Grand Paris Express.

Nathalie Arensonas