Début 2012, la SNCF et la la RATP avaient créé un groupe de travail en vue de piloter d'une seule main le RER B grâce à un poste de commandement unique, et un directeur de ligne unique.
Objectif, améliorer la ponctualité des trains et l'information voyageurs sur cette ligne saturée qui accueille chaque jour 900 000 voyageurs (+ 35% de trafic entre 2000 et 2010) et emprunte l'un des tunnels le plus chargé au monde entre Châtelet-les-Halles et gare du Nord (1 000 trains/jour).

Aujourd'hui, l'exploitation de la ligne B est assurée et gérée par la RATP entre Saint-Rémy-les-Chevreuse au sud de Paris, et gare du Nord. La SNCF prend ensuite le relais jusqu'à Roissy-Charles de Gaulle.


"Le plus tôt possible"

"La RATP et la SNCF proposent de placer l'exploitation de la ligne B du RER sous l'autorité d'une seule équipe commune. C'est une orientation que je ne peux que valider et dont je souhaite qu'elle soit mise en œuvre aussi tôt possible", avait déclaré Nicolas Sarkozy au moment de l'inauguration des nouvelles rames à deux niveaux sur le RER A, le 5 décembre 2011 (lire).

Message, alors présidentiel, reçu par Guillaume Pepy et Pierre Mongin, respectivement présidents de la SNCF et de la RATP, qui avaient lancé illico un groupe de travail en vue de la mise en place de ce poste de commandement unique, si possible fin 2012.

Le 18 juin, ils ont reçu les syndicats cheminots pour entamer les négociations, "à la recherche de la meilleure coordination possible entre les deux entreprises", observe Guillaume Pepy dans un communiqué commun avec la RATP.
"Je ne pense pas que c'est un poste de commandement unifié qui va vraiment permettre d'améliorer l'efficacité du RER B, relève Roger Dillinsenger, secrétaire général de l'Unsa. La priorité, ce sont les investissements d'infrastructures. Par ailleurs, qui va le gérer : il va falloir créer une nouvelle structure juridique, un GIE, ou un GIP ?", s'interroge le syndicaliste.
"L'iéde est de n'avoir plus qu'un seul directeur de ligne, mais cette direction sera tournante avec une alternance RATP-SNCF tous les deux ou trois ans, ce n'est pas encore défini, explique Bénédicte Tilloy, directrice de Transilien. Pas besoin de créer une troisième structure, ajoute-t-elle.

Pour rappel, le nouveau contrat signé mi-mars 2012 entre la RATP et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) prévoit 6,5 milliards d'investissement sur 4 ans pour le réseau des transports franciliens exploité par la Régie (lire). Et 1,2 milliard euros d'investissement par an sont inscrits dans la nouvelle convention qui liera Réseau ferré de France (gestionnaire des infastructures ferroviaires) au Stif entre 2013 et 2016.


Nathalie Arensonas