La filiale de la SNCF commence par ouvrir des bureaux à Wuhan, un centre industriel important de neuf millions d'habitants situé dans le centre du pays et qui reçoit de nombreux investissements français (PSA a ouvert un site d'assemblage, Renault projette d'y ouvrir une usine). "Cette implantation offre à Keolis de larges perspectives de développement en Chine", indique le communiqué du groupe daté du 8 mars 2013.
Serge Cridlig, directeur des projets ferroviaires internationaux à la SNCF, prend la direction des projets Chine de Keolis.

"Keolis s’intéresse depuis 2009 à cette ville avec laquelle des liens privilégiés ont été noués grâce au jumelage avec Bordeaux, dont le réseau de transport public est exploité par Keolis". Aujourd'hui, le Français participe à la conception du futur hub intermodal du Terminal 3 de l’aéroport de Wuhan dont l'ouverture est prévue fin 2015.

Une fois le Terminal achevé, Keolis exploitera ce pôle intermodal : train, métro, bus et parking dans le cadre d'une joint venture entre Keolis Chine et Wuhan Transportation Engineering Construction Investment Group (WTECI), société municipale publique.
 
Avec cette première référence, le groupe espère s'ouvrir des perspectives sur l’ensemble des projets de hubs en Chine, mais aussi pour l’exploitation de lignes de métro, de projets de tramways et à plus long terme, de réseaux de trains de banlieue. Avec des partenaires locaux, puisqu'il est impossible de faire autrement en Chine.

Keolis qui a décroché son premier passeport en Asie en mai 2012 avec le contrat du métro automatique d'Yberabad en Inde (71 km de lignes), cherche à y pousser ses pions.

Nathalie Arensonas